Faire grandir Mathilde = maintien clic gauche de la souris
Une petite fille, un air de vent dans les yeux,
Ses cheveux de nuit pour toute protection,
Une petite fille du haut de sa vie, de sa raison
Qui se sait seule sans vraiment savoir pourquoi,
Qui  traîne sa tristesse comme la nuit
Entre  insomnies et paradis artificiels

La  tristesse…, elle est enfin reflet de conscience
Par le haut, par le bas, qu’on le veuille ou pas
C’est inscrit là, au fond de l’espérance
Et sans savoir,  on traîne ça depuis l’enfance…

La tristesse en goût étrange
A cette réalité illusoire
Ne pas vouloir se rendre à son âme,
Ne pas se laisser le choix
Cendres éparpillées aux souffles des étranges,
Comme en négatif spiralés sur fond d’oubli
Prends la main profane tendue sans question,
Les questions, c’est pour les autres,
Merci, sans façon ….
Chercher à comprendre ne rime à rien
Chercher à comprendre ne sert à rien…

Un vent tiède et léger se levant
Sur une grève perdue
Océans d’infinis, de couleurs, d’odeurs et de rêves
Laisse-toi emmener, laisse-toi bercer,
Sentir monter la tristesse,l’écho de cet indéfinissable,
De cet inaltérable énergie
Dans la combustion du temps.
Ce qu’on est, d’autres le seront …, en infini…

J’allume une bougie, et puis une autre…
Les flammes sont toujours les mêmes,
Lances glorieuses,
Imagine en l’instant de ton trépas,
Et cela sera…..
Un royaume de tristesse
A faire  pleurer les statues
Un royaume de tristesse qui n’existe pas

Pas de tristesse, là il nous faut aller,
De la joie…
Tu sais la joie qu’on a quand on se sait aimé,
La joie de ne pas se sentir seul en pensées,
Comme une plume effleurant une autre plume
Avant de se disperser dans le vent et le soleil…
Nous ne sommes que les flammes d’un même feu,
Consumant nos cierges décorés,
Nous ne somme que l’expression d’une volonté,
Nous sommes !!!

Pas de tristesse, là il nous faut aller, du bonheur
Tu sais le bonheur qu’on ressent à aimer,
Le bonheur d’enfin pouvoir se donner,
Douce fleur et son abeille  butineuse
Avant de s’envoler dans le vent au zénith…
Nous ne sommes que les flammes d’un même feu,
Consumant nos cierges décorés,
Nous ne somme que l’expression d’une volonté,
Nous sommes !!!


© Zorg - mars  2007

  
LA TRISTESSE DE MATHILDE