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Aux rythmes endiablés de ces vertiges naissants
Les nuées sableuses m’assaillent en  tourments
C’est comme se retrouver en maelström du temps
Comme une toupie qui vibrerait indéfiniment

Images imprimées en une succession  de retours flashés
Tels ces dunes de sables et leurs palmiers incrustés
Ou ces chameaux qui me bercent de leur langueur déguisée,
Des murs blancs qui n’en finissent jamais de s’éloigner

Chemin de brousse où serpentent les dangers sournois
Des cases de paille,  liberté au milieu d’un rien d’effroi
Revivre les instants de l’enfance, les tatouer  sur peau de chagrin
Et puis arracher la membrane dégoulinante pour la jeter au loin

Chaque jour qui passe nous y précipite….au loin...
Au loin de l’idée qu’on s’en fait évidemment
Chaque jour nous fait oublier le dernier moment
Chaque jour est une surprise qui décline le mot fin

Aux rythmes endiablés frissonnant sur ma peau
Arracher la membrane vrillée d’angoisse et d’effroi
Extirper dans le vide ses racines ancrées dans l’ego
Se dévêtir pas à pas de tout ce qui enchaîne au soi

Aux rythmes endiablés de ces appels lancinants
Les grains de sable m’assaillent inlassablement
Tempête qui tourbillonne dans ma bouche et me noie
Avec la cruauté et la sécheresse d’un pieu de bois.

Aux rythmes endiablés des souvenirs chancelants
Tout chavire et m’ aspire et me jette sur l’autre versant
Rester calme et confiant, nature des choses,  préférer l’abandon
Cesser d’exister une heure ou deux, se perdre en fusion…

Aux rythmes endiablés de ces vertiges naissants
Les nuées sableuses m’assaillent en  tourments
C’est comme se retrouver en maelström du temps
Comme une toupie qui vibrerait indéfiniment…


(c) juillet 2009 - Zorg
  
TOUPIE DES SABLES