Vision différente = maintien du clic gauche de la souris
Les espaces encore vides se déploient dans chaque souffle
Les élémentaires s’enroulent en hélices, colonisent les étoiles
La symphonie de la vie rythme l’étrange lumière de ses voiles
L’origine n’est plus qu’un point perdu et renié qui s’essouffle.

De la lente chimie de Gaïa la bien nommée, conscience émergeante
"On" a pris les chemins de liberté, appels sournois de la matière
Se disant avec suffisance et orgueil,
"la terre est une bonne servante"

"On" a promis connaissance et sagesse à force de viols et de guerres.
Plus le temps s’échappe en regrets creusant rides et désespoirs
Plus l’illusion infuse ses poisons d’ignorance en labyrinthe dépotoir
"On" en rit même quand on prêche la puissance et la gloire
Se disant avec suffisance et orgueil, "enfin à moi, les pouvoirs".

L’homme est un loup pour l’homme, la belle affaire
Quelle injure faite à l’animal et de quelle manière
"On" est incapable au sommet de la moindre compassion
Se disant avec suffisance et orgueil, "le résultat nie la trahison".

L’homme est le cancer de sa demeure, ennemi de lui-même
Parce que la vérité est dans ce qu’il est, pas dans ce qui le mène
"On" juge avec arrogance l’histoire des peuples et des passés,
Se disant avec suffisance et orgueil, "plus jamais ça, plus jamais".

L’art et la littérature ne deviennent que des défouloirs de soi
Que les nomenklaturas musèlent à coup de Top addiction névrose
"On" épouse des causes sans effets, puisqu’on a plus le choix
Se disant avec suffisance et orgueil, "j’essaie de bouger les choses".

Qu’est donc devenue  la grande symphonie originelle ?
Qu’on bâillonne à coup de plaisirs et de décrets retords
"On" n'est plus que le symbole d’une foi criminelle
Se disant avec suffisance et orgueil, "c’est la loi du plus fort".

Plus aveugle que les aveugles, on hurle la peine et la lumière
Plus mauvais que les cons, se nourrissant des animaux trahis
"On" est plus qu’un sale vermisseau vomissant ses colères
Se disant avec suffisance et orgueil, "je pense donc je suis".

Dans l’enfer des damnations nous serons les rois crétins
Et sur notre désert calciné, que nos pleurs et nos chagrins
"On" clamera alors l’injustice du hasard, la cruauté du destin
Se disant avec suffisance et orgueil, "nous avons tout tenté en vain".

Les espaces encore vides se déploient dans chaque souffle
Les élémentaires s’enroulent en hélices, colonisent les étoiles
La symphonie de la vie rythme l’étrange lumière de ses voiles
L’origine n’est plus qu’un point perdu et renié qui s’essouffle.


© Zorg - août  2007





  
SUFFISANCE & ORGUEIL