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La femme des bois, sa pénombre, complice aux mystères,
Aux craintes millénaires coincées dans un repli d’enfance.
Plonger et se réveiller au cœur d’un fantasme, salive amère
Qu’on ne respecte même plus, abattage et démence…

Pour chacun différente,
Espiègle, ténébreuse, dangereuse ou accueillante…
Mais ses souffles offerts sont les brises de vie,
Aucun viol d’aucune sorte  ne saurait être permis….

Et pourtant, sempiternellement outragée et mutilée,
Mes larmes sur ses seins meurtris, ô mère de notre humanité.
Ecouter ses extases d’amours agonisantes et soumises,
Venir à elle, sans fer, sans hache comme une surprise.

La surprendre en clairière tachetée de lumières opalescentes,
Accepter de se perdre dans ses inextricables bosquets et sentes,
Voleter comme un chant autour de ses créatures, en cocon miroir,
Offrir notre conscience comme asile à ses fins de non recevoir.

Entendre ses appels implorants, frémir à sa sensualité sans pareil.
Chaude, humide, racine de tous nos passés qu’elle ensommeille.
Mille peaux de verdure , mille couleurs sur nos fils de soie,
Désir de vie, désir tragique, mourir en elle, devenir la femme des bois…


© Zorg


  
LA FEMME DES BOIS