En pays sombre de langue d’Oc
Il est encor un errant sur les chemins rocailleux
Frêle silhouette dans le crépuscule de cet âge d’Or
Avant il n’allait pas seul, puisqu’ils étaient deux…
Ses yeux brûlés ont vu l’agonie et le grand massacre
Quéribus, Termes, Peyrepertuse, Aguilar et hier la grande Carcassonne
Qu’avaient-ils donc tous fait pendant ce maudit sacre
Pour encourir pareilles foudres papales, que Dieu lui pardonne
Que vas-il devenir désormais sur cette terre désolée ?
Il ne voit poindre aucune musique, aucune danse, aucun sourire
Jours terribles de tristesse illuminés  par le sang et les bûchers
Et l’absence de l’autre qui ronge ses heures à jamais martyres.
Traîner sa douleur à travers les ruines encore fumantes
S’enlarmer tout à coup aux souvenirs de ce qui a été la fierté
Son sourire, ses manières,  son allant, parfaite amante
Dans ce royaume enchanteur que sont l’Amour et ses secrets
Avant il n’allait pas seul, puisque ensemble ils  étaient…
Un homme et une femme sur les longs sentiers cathares
Pour offrir la ferveur, et le consolament au soir
Avant ils allaient par deux, puisqu’ils étaient Parfaits.

::ZORG::
AMORIS VULNUS